Communiqué de presse
Genève, le 7 juillet 2025.
Aujourd'hui, l'Office fédéral des routes (OFROU) ainsi que PRO VELO Suisse (PVCH) publient chacun un rapport sur la mise en œuvre de la loi sur les voies cyclables (LVC). PRO VELO Genève (PVGE) publie également son rapport au niveau cantonal, où la mise en application de la LVC a enfin démarré, avec un bon coup de pédale de l’Office Cantonal des Transports qui ambitionne une première version de la planification pour cette année déjà.
Vers le rapport de PVCH: https://www.pro-velo.ch/fileadmin/user_upload/250707_VWG_Bericht_PV_fr.pdf
«Nous voulons qu'à Genève aussi, il y ait un réseau de voies cyclables accessible à toutes et tous, de 8 à 80 ans et plus. La loi nationale lancée par PRO VELO fait bouger les choses au niveau local. Elle donne une réelle impulsion et le cadre nécessaire pour permettre au canton et aux communes de le réaliser. Pour cela, la planification en cours est cruciale et le Canton devra travailler étroitement avec les communes pour la mise en oeuvre et le financement des mesures », explique Thomas Dagonnier, membre du comité et de la commission technique de PRO VELO Genève.

Le plan du réseau cyclable de PRO VELO Genève & TCS Genève
En 2018, tous les cantons et 74 % des votants ont accepté le contre-projet à l'initiative vélo. Sur cette base, la loi sur les voies cyclables (LVC) est entrée en vigueur il y a deux ans et demi. La LVC oblige les cantons à planifier des réseaux de voies cyclables attrayants et sûrs d'ici fin 2027. Le rapport de PVCH publié aujourd'hui le montre: le canton de Genève est lui aussi actif et planifie actuellement ses réseaux de voies cyclables et revoit sa législation. PRO VELO Genève a activement contribué à ce succès, en publiant un plan du réseau cyclable porté de manière commune avec la section genevoise du TCS Genève ou en sensibilisant les élu·es et les administrations.
Un premier retour sur l'application de la LVC a été présenté au groupe technique de suivi du Plan d'Action des Mobilités Actives. Nous ne pouvons malheureusement pas encore rendre public les éléments présentés, les réflexions sont en cours et un réseau pourrait se dessiner prochainement.
PVGE salue les initiatives du Canton, tout en rappelant que la planification à elle seule n’est qu’une première étape. La loi oblige également le canton à réaliser les réseaux d'ici fin 2042.

« Des traits sur le papier ne suffisent pas. Les plans doivent se traduire par des infrastructures concrètes et de qualité. PRO VELO attend du Canton qu'il prenne des mesures immédiates pour éliminer les endroits dangereux et que les cyclistes ne se retrouvent plus confronté à une circulation automobile intense ni que les piétons soient incommodés dans des espaces mixtes inappropriés », déclare Thomas Dagonnier. « Le Canton doit clairement assumer la responsabilité de la construction des voies cyclables et une réalisation anticipée serait bénéfique à toute la population ».
Concrètement, PRO VELO demande aux autorités cantonales:
- des standards clairs sur la qualité des voies cyclables;
- un programme de mise en œuvre pour compléter le réseau cyclable en respectant les délais fédéraux
- des mesures immédiates pour une élimination rapide des points dangereux;
- une planification réaliste du réseau, permettant des améliorations notables à court terme;
- une obligation de mise en conformité des aménagements cyclable pour tout chantier, pour éviter la multiplication de ces derniers;
- des instruments de financement pour que les voies cyclables puissent être construites rapidement;
- une coordination et collaboration étroite avec les communes pour que le réseau cyclable soit cohérent sur l’ensemble du territoire.
Pour la mise en œuvre de la LVC, PRO VELO Genève souhaite notamment un soutien accru de la part de la Confédération: « Nous avons besoin d'une amélioration des lois nationales, par exemple l'introduction d'un signal pour les rues cyclables, l’interdiction d’y dépasser des cyclistes et la modernisation des normes pour les infrastructures cyclables. La Confédération doit également soutenir davantage les mobilités actives par l’intermédiaire des plans d’aggomération », conclut Thomas Dagonnier.
